Tous, agissons à notre échelle pour entrer en résilience et construire un futur commun désirable

Une vulnérabilité environnementale et sociale qui oblige à changer de modèle

Réchauffement climatique, déclin de la biodiversité, appauvrissement des sols… il n’est plus nécessaire de rappeler les conséquences des 9 crises planétaires en cours, ni les difficultés que nous avons à réduire collectivement notre empreinte de manière significative. Les tensions sociales se joignent aux sinistres environnementaux pour crier le non-sens de nombre de nos décisions. Le COVID-19, avec son impact imprévisible et foudroyant, n’est qu’une brique complémentaire pointant du doigt la vulnérabilité de nos sociétés face à ces crises d’une nouvelle nature.

Nos modèles doivent changer en profondeur et se structurer autour de territoires et d’entreprises capables de s’adapter aux crises pour revenir à un état d’équilibre. Nous devons aujourd’hui penser et organiser la résilience à toutes les échelles. Il nous faut, à présent, collectivement, réfléchir nos pratiques pour redonner sa place au local, à la vision écosystémique de nos actions, à la circularité de nos filières, à la valorisation de nos savoir-faire et de nos spécificités, et repenser nos processus pour rapporter la valeur partagée sur nos territoires.

Comment nos territoires et nos entreprises peuvent entrer en résilience

Pour entrer en résilience, il est prioritaire de reconsidérer notre mode de consommation : en prônant un mode de vie plus sobre et une réduction de notre consommation, avec un recours massif au partage et au collaboratif, en diminuant ainsi le gaspillage de nos ressources, en développant l’économie circulaire à toutes les échelles. Il est également nécessaire de repenser nos modes de production en s’inspirant avec respect de toutes les solutions (matérielles et organisationnelles) livrées par le vivant qui nous entoure.

Il est indispensable de préserver et régénérer les milieux naturels et agricoles : en sanctuarisant les espaces naturels et les terres arables, indispensables au maintien de notre alimentation, mais aussi de notre biodiversité, de la qualité de notre air, de nos sols et de l’eau ; en repensant une agriculture plus respectueuse des écosystèmes, circulaire, qui respecte les cycles de la nature, diversifiée avec un élevage moins intensif et intégré dans la boucle vertueuse ; en favorisant l’essor de nouveaux milieux naturels dans les espaces artificialisés ou délaissés ; en considérant la biomasse produite sur les territoires comme une ressource clé pour le développement de filières alimentaires, industrielles et énergétiques, limitant ainsi l’utilisation de ressources non-renouvelables.

Il est donc essentiel de travailler sur l’organisation des territoires, afin de les rendre plus résilients et autonomes, par un effort de relocalisation de nos productions stratégiques, répondant à nos besoins essentiels : en favorisant l’autonomie énergétique et alimentaire des territoires (production locale d’énergies décarbonées, circuits-courts alimentaires) ; en valorisant les savoir-faire locaux, afin de redonner aux territoires leurs spécificités et leur identité ; en relocalisant certaines filières et en travaillant sur des chaînes de valeur durables. Nous souhaitons ainsi promouvoir une réindustrialisation écologique, agile et utile.

Et pour se faire, nous devrons également repenser nos modes de gouvernance : en intégrant citoyens et associations dans les phases de dialogue et processus décisionnels et les nouvelles structures juridiques et entrepreneuriales, pour une gouvernance inclusive et efficiente ; en adoptant un système politique plus décentralisé pour redonner aux territoires les marges de manœuvre nécessaires à la construction de ces écosystèmes durables et résilients.

Enfin il est fondamental de changer nos modes de financement : en faisant évoluer la fiscalité et les réglementations vers le soutien massif de cette transition via les institutions financières mais aussi les citoyens ; en systématisant l’intégration des critères sociaux et environnementaux dans les processus décisionnels de tous les investissements dont certains sont encore à inventer (critères ESG, triple comptabilité, prix interne du carbone, biodiversité, bourse sur critère durable).

Agir individuellement et collectivement

Chacun, à notre échelle, nous pouvons agir en repensant nos habitudes personnelles et professionnelles. Nous pouvons porter, avec conviction et audace, ce message au sein de nos organisations et de notre entourage, pour promouvoir des pratiques plus vertueuses et durables, pour soutenir une consommation responsable, locale, et à valeur ajoutée pour nos territoires et la préservation de nos savoir-faire. Tous, nous pouvons œuvrer pour développer la coopération et le dialogue entre tous les acteurs, replaçant le vivre ensemble au cœur de nos valeurs.

Dès aujourd’hui, nous tous, territoires, entreprises et citoyens, décideurs politiques, financeurs et organisations pouvons agir et choisir d’entrer en résilience pour construire, ensemble, un futur commun désirable.

 GreenFlex et ses équipes Conseil

 

Afin de porter ces valeurs et ces messages, GreenFlex a mis en place un groupe de discussion LinkedIn “Entrons en résilience”, permettant de recueillir propositions, bonnes pratiques, leviers ou freins. Ce groupe est ouvert à tous ceux souhaitant contribuer à l’avenir de nos territoires. A partir de septembre 2020, des conférences et ateliers collectifs seront proposés pour restituer ce travail collaboratif et approfondir les principaux enjeux. Pour plus de détails ou être informés des prochains événements : resilience@greenflex.com

Et pour explorer les transformations à venir dans l’industrie alimentaire, la distribution alimentaire et pour les territoires et collectivités, GreenFlex organise en juin 3 webinaires thématiques autour de ces nouveaux enjeux sectoriels. Inscriptions et renseignements.

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