Lexique

Découvrez les principaux termes techniques liés à la transformation environnementale. Dans cette rubrique vous trouverez le vocabulaire, les notions, ou définitions des expressions les plus utilisées ou à connaître

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B

Biogaz

Qu’est-ce que le biogaz ?
 
Le biogaz est libéré suite à la décomposition ou la fermentation de matières organiques en l’absence d’oxygène. Ce phénomène se produit naturellement dans la nature et peut être reproduit dans des unités de méthanisation, entrainant la production de biogaz et de biométhane.
 
Le biogaz est principalement constitué de méthane et de dioxyde de carbone mais sa composition varie selon son origine.
 
Comment est-il produit ?
 
Les déchets ménagers, issus de l’industrie, des villes ou de l’agriculture, voire les boues issues de l’épuration peuvent être utilisés pour la production de biogaz. Sa production peut également résulter d’un procédé industriel réalisé à l’aide de digesteurs qui vont provoquer la fermentation des matières organiques. Les résidus appelés « digestats » résultant de la méthanisation sont transformés en bio-engrais.
 
Utilisation du biogaz
 
L’utilisation du biogaz est particulièrement intéressante d’un point de vue écologique car la fermentation de matières organiques permet de l’obtenir et il peut aussi être utilisé comme source d’énergie. En effet il représente une bonne alternative au gaz naturel et il est considéré comme une énergie renouvelable au même titre que l’énergie solaire, éolienne et géothermique.
 
Sa production contribue à la valorisation des déchets des villes et des industriels pour la production d’énergie. En effet, il est possible de valoriser le biogaz en cogénération pour produire de la chaleur et de l’électricité utilisés ensuite pour alimenter d’autres industriels ou les réseaux de chauffage urbains des villes : une réelle boucle énergétique locale !
 
Il s’agit d’une énergie en plein essor et vitale dans le cadre de la transition énergétique.

C

Certificats d’Economie d’Energie

Qu’est-ce que les CEE ?
 
Les CEE ou les Certificats d’Économie d’Énergie sont un dispositif d’aide à la transition énergétique, en place depuis 2006. Son principal objectif est d’inciter les fournisseurs d’énergie, les obligés, à promouvoir l’efficacité énergétique auprès des consommateurs d’énergie (ménages, collectivités territoriales ou professionnels) et à leur verser des primes dans le cadre d’opérations d’économies d’énergie.
 
Ce dispositif repose sur l’obligation d’occurrence triennale de réalisation d’un certain volume d’économies d’énergie, imposée aux fournisseurs par les pouvoirs publics. Ces économies d’énergies sont définies en CEE équivalents à 1 kWh cumac (cumulé et actualisé) d’énergie finale.
 
Quelles sont les conditions d’éligibilité ?
 
Les travaux éligibles aux primes CEE sont ceux qui contribuent à une amélioration de la performance énergétique. Il existe 2 types d’opérations. Premièrement, les standardisées qui sont détaillées dans des fiches classées par secteur d’activité (industriel, résidentiel, tertiaire, agricole, etc.) puis par typologie d’opérations (bâtiment, équipement, thermique, utilités, etc.). Ces fiches facilitent les actions d’économies d’énergie avec un détail des primes et des exigences techniques pour chacune. L’autre type d’opérations, dites spécifiques, concerne celles non prises en compte par les fiches standardisées. Pour ce type de dossier CEE, le montant est calculé en fonction d’une situation de référence selon la nature de l’opération et une période de mesurage des économies réalisées est obligatoire (entre 2 et 12 mois après les travaux).
 
Comment obtenir des CEE ?
 
Le PNCEE ou le « Pôle National des Certificats d’Économies d’Énergie » est un organisme qui se charge de centraliser les dossiers de CEE et d’assurer leur délivrance.
 
Les obligataires doivent réaliser des opérations d’économies d’énergie pour prétendre à une prime CEE et déposer leur dossier avant la signature du devis. Il est obligatoire de faire appel à une entreprise bénéficiant d’une qualification
 
RGE pour réaliser ses travaux et pouvoir prétendre aux primes CEE. En parallèle, un dossier, comprenant les factures des travaux réalisés et des attestations sur l’honneur du professionnel RGE et du bénéficiaire (complétées et signées), doit être constitué et déposé au PNCEE pour finaliser la démarche et recevoir la prime CEE.
 
Après les travaux, des contrôles aléatoires peuvent avoir lieu à distance ou sur site pour vérifier la réalisation et la qualité de l’opération effectuée.

CPE

Qu’est-ce qu’un CPE ?
 
Le CPE (Contrat de Performance Energétique) est une solution permettant à la fois la réalisation de travaux de performance énergétique, un engagement sur la réduction des consommations énergétiques et un accompagnement au pilotage pendant 5 à 8 ans pour maintenir le niveau de performance.
 
La solution de GreenFlex permet de rénover un site ou des équipements sans sortie de trésorerie puisque tout est pris en charge techniquement et financièrement. Le CPE engendre donc une économie à la fois énergétique et financière.
 
En effet, avec un CPE, le client délègue la prise en charge du projet au prestataire qui s’engage sur l’atteinte d’une performance énergétique fixée. Ce dernier s’occupe donc de toutes les actions à entreprendre allant du financement des travaux à leur réalisation, au suivi de l’évolution de la performance avec alertes en cas de dérives, à la mise en place d’actions de management de l’énergie. Les CPE peuvent être réalisés sur divers postes de consommation d’énergie comme l’éclairage, le froid commercial ou industriel, le chaud, ou même les déchets.
 
A noter : dans le cadre du secteur tertiaire, le CPE permet également de « bonifier » les primes CEE associées au projet, c’est-à-dire des les multiplier par un coefficient établi par le dispositif !
 
Comment le mettre en place ?
 
Un CPE peut se résumer en trois phases majeurs :
 
Premièrement, le prestataire réalise un état des lieux de la situation actuelle, étudie et choisit la solution technique la plus adaptée aux besoins du client. Cette étape permet de s’engager sur un objectif de performance énergétique et d’établir une situation de référence à partir de laquelle seront calculés les gains énergétiques.
 
Deuxièmement, il s’agit de la réalisation des travaux (consultation des fournisseurs et des installateurs, suivi du chantier, réception et levée des réserves) et du financement des actions via différentes possibilités de subventions (subventions publiques, primes CEE et solutions de tiers-financement).
 
Enfin, la dernière étape consiste en un pilotage de la performance énergétique pour continuer à maîtriser ses consommations en vue des objectifs définis au début de la mission.

E

Eco Energie Tertiaire

Qu’est-ce que l’Eco-énergie tertiaire ?
 
Le dispositif Eco-énergie tertiaire, également appelé décret tertiaire, est une obligation règlementaire visant à réduire les consommations énergétiques des différents acteurs du tertiaire. Il concerne donc tous les bâtiments, ou parties de bâtiments, abritant en leur sein une activité tertiaire et possédant une surface plancher d’au minimum 1 000m². Les actions à entreprendre vont de la rénovation énergétique des bâtiments au renouvellement des équipements, en passant par l’évolution des habitudes des usagers de ces locaux.
 
Quels sont les objectifs ?
 
Pour les bâtiments concernés, les objectifs peuvent être atteints de deux manières différentes :
 
En valeur absolue, le dispositif impose d’atteindre une consommation d’énergie seuil, fixés selon le secteur d’activité, l’usage et les facteurs d’influence des bâtiments. Les seuils sont exprimés en kWh/m²/an et varient selon chaque catégorie de bâtiment.
En valeur relative, des objectifs imposant une réduction progressive sont donnés à date fixe : – 40 % en 2030, – 50 % en 2040 et – 60 % en 2050. Ces seuils de réduction sont calculés par rapport à une année de référence située entre 2010 et 2019. Ils incluent la totalité des usages énergétiques de l’année.
 
Il est à noter que les objectifs de réduction de la consommation d’énergie finale peuvent être modulés selon des raisons techniques, architecturales, patrimoniales ou de coût disproportionné des actions à mettre en œuvre.
 
Quels sont les leviers pour atteindre les objectifs du dispositif Eco Energie Tertiaire ?
 
En premier lieu, l’amélioration des infrastructures par divers types de travaux, comme l’isolation, apparaît primordiale afin d’obtenir une meilleure performance énergétique.
 
Dans un deuxième temps, il est important de procéder à une installation d’équipements plus performant énergétiquement. Qu’ils concernent l’éclairage, la climatisation, la ventilation, le chauffage, les productions de froid commercial ou industriel, il faut que ces équipements soient le plus efficace possible dans leur utilisation de l’énergie.
 
Enfin, un dernier levier concerne les locaux et leur utilisation. Il est nécessaire de piloter ses équipements pour tendre vers une utilisation plus économe en énergie. Pour cela, la mise en place d’une Gestion Technique du Bâtiment ou GTB, couplée à l’optimisation des réglages et au pilotage (en procédant à une extinction automatique des lumières par exemple), aura un impact majeur dans l’atteinte des objectifs fixés. Il est également important de sensibiliser les usagers des lieux à des écogestes.

Efficacité Energétique

Qu’est-ce que l’efficacité énergétique ?
 
Le principe de base de l’efficacité énergétique est de consommer moins et mieux. Elle correspond à la relation entre l’utilisation d’énergie et la consommation totale pour faire fonctionner un service ou produit. Dans les faits, il s’agit d’utiliser diverses techniques permettant de réduire l’énergie consommée tout en conservant une qualité de service identique voire supérieure. Cela peut aller du simple fait d’utiliser des éclairages LED, à un système de management de l’énergie.
 
Comment améliorer son efficacité énergétique ?
 
Avant de vouloir améliorer l’efficacité énergétique de ses produits ou de son site, il est important de travailler sur les usages, c’est-à-dire de réduire la consommation d’énergie au nécessaire (éteindre ses appareils électroniques au lieu de les laisser en veille, éteindre la lumière en sortant d’une pièce, etc.).
Par la suite, il est intéressant de procéder à une démarche axée sur l’efficacité. Pour cela, il est important de travailler sur deux aspects distincts que sont les infrastructures et les équipements :
en procédant à des travaux de rénovation du ou des bâtiments, ces derniers conserveront mieux l’énergie qui y est utilisée et amélioreront ainsi le confort thermique, auditif et visuel des occupants
en associant cette démarche soit à un renouvellement des équipements en faveur de modèles moins énergivores ou en ajoutant des équipements permettant d’isoler des points singuliers, de récupérer et de valoriser de la chaleur fatale par exemple.
 
Quels sont les avantages de mettre en place une démarche d’efficacité énergétique ?
 
La mise en place d’une démarche d’efficacité énergétique possède une multitude d’avantages. Sur l’aspect environnemental, cela permet notamment de réduire ses émissions de CO₂ ou d’autres gaz à effet de serre. Mais les bénéfices sont bien plus variés. Une meilleure efficacité énergétique engendre systématiquement une réduction de la consommation énergétique et par conséquent de la facture, ainsi que son exposition à la fluctuation des cours de l’énergie.
 
De plus, des bâtiments rénovés permettent d’augmenter la valeur du patrimoine immobilier tandis qu’un process de production et les produits qui en découlent bénéficieront d’une meilleure notation environnementale.

Energy manager

Qu’est-ce qu’un ingénieur efficacité énergétique ?
 
L’ingénieur efficacité énergétique ou energy manager est en charge de piloter la mise en œuvre des plans d’actions d’efficacité énergétique et de suivre l’évolution de la performance énergétique.
Il a tout d’abord pour rôle d’établir un état des lieux des postes de consommations énergétiques et des équipements. Ensuite, l’energy manager accompagne ses clients à définir, animer et mettre en œuvre un plan d’actions personnalisé, avec des actions requérant peu ou pas d’investissements. Il alerte également en cas de dérives de consommations et suit l’évolution des consommations d’énergie du site.
 
Que ce soit dans le diagnostic des consommations ou l’accompagnement pour déployer un plan d’actions d’économies d’énergie, l’ingénieur efficacité énergétique est l’interlocuteur privilégié des responsables de sites. Il occupe un rôle central notamment pour les Contrats de Management de l’Energie (CME).

Etude de faisabilité

Qu’est-ce qu’une étude de faisabilité ?
 
Cette étude a pour objectif de vérifier la faisabilité technique, économique et financière d’un projet et de proposer les solutions techniques possibles. Elle permet de donner au client toutes les clés pour décider de la réalisation ou non du projet. Elle peut être appliquée à toutes les thématiques de la performance énergétique (chaleur, froid commercial ou industriel, éclairage, CVC, énergies renouvelables, etc.).
 
A noter qu’une étude de faisabilité peut être réalisée après une étude d’opportunité ou directement selon la maturité du projet.

I

ISO 14 001

Qu’est-ce que l’ISO 14 001 ?

L’ISO 14 001 est une norme définissant les critères à respecter pour mettre en place un système de management environnemental. C’est une démarche volontaire des organisations s’engageant dans une amélioration continue de leur gestion de l’énergie, des déchets, de pollution, etc.

Si les conditions sont remplies, les candidats peuvent donc prétendre à la certification (reconnue à l’international). La certification dépend d’un organisme extérieur indépendant suite à la réalisation d’un audit et elle doit être renouvelée tous les 3 ans.

Quelles entreprises sont concernées par l’ISO 14 001 ?

Cette certification peut s’adresser à n’importe quel type d’organisation publique ou privé, secteur d’activité ou taille. Elle permet de donner à la direction de l’entreprise, aux parties prenantes externes (clients, fournisseurs, actionnaires, etc.) et aux collaborateurs, la garantie que l’organisation agit pour réduire son impact environnemental via des mesures spécifiques et des améliorations constantes.

Comment est-ce que cela fonctionne ?

La norme ISO 14 001 repose sur le principe de la roue de Deming : planifier, développer, contrôler et ajuster. Elle traite des défis à adresser en entreprise pour lutter contre le réchauffement climatique et réduire l’impact environnemental de l’ensemble de l’organisation : construction d’indicateurs et d’objectifs environnementaux, planification des actions à mettre en œuvre, veille réglementaire, maîtrise opérationnelle, formation, communication, achats et conception, etc.

Quels sont les avantages d’une telle certification ?

Si accordée, cette certification octroie une multitude d’avantages tels que l’amélioration de l’image de marque, l’implication et la montée en compétences des collaborateurs, un avantage commercial dans les appels d’offres, une conformité réglementaire certaine, l’anticipation des évolutions réglementaires et technologiques et enfin, la réduction des risques liés à l’environnement et ses coûts associés.

ISO 50001

Qu’est-ce que la norme ISO 50001 ?
 
La certification ISO 50001 est une norme internationale qui a été conçue pour aider les entreprises à améliorer leur performance énergétique par la mise en place d’un Système de Management de l’Energie (SMé). Publiée en 2011 par l’Organisation Internationale de Normalisation, elle a été révisée en 2018 pour prendre en compte « l’état de l’art en matière de collecte des données de consommation et de mesure de l’amélioration de la performance énergétique ».
 
Les entreprises certifiées ISO 50001 sont exemptées de l’obligation de réaliser un audit énergétique tous les 4 ans conformément aux articles L233-1 à L233-3 du Code de l’énergie. En effet, cette norme assure la mise en place d’un Système de Management de l’Energie qui inscrit l’entreprise certifiée dans une démarche d’amélioration continue de son efficacité énergétique.
 
A qui s’adresse la certification ISO 50001 ?
 
La norme ISO 50001 s’adresse à tout type de structure, de toute taille, du secteur public et privé. Il appartient ensuite à l’organisation concernée de mettre en œuvre la norme ISO 50001 et de procéder à des améliorations de performance énergétique.
 
Quels sont ses objectifs ?
 
Les objectifs de la norme ISO 50001 sont nombreux :
Mieux comprendre ses postes et usages de consommations énergétiques
Optimiser ses consommations et factures énergétiques
Mesurer et suivre l’évolution de ses consommations pour être en mesure de continuer à améliorer sa performance énergétique
Améliorer l’image de son organisation à travers son engagement en matière de responsabilité énergétique
Améliorer son empreinte environnementale
 
Comment se faire certifier ISO 50001 ?
 
L’obtention de la certification de la norme ISO 50001 est une démarche volontaire de la part des organisations. Elle commence tout d’abord par la réalisation d’un audit pour connaître ses postes et usages de consommations énergétiques puis par la définition d’indicateurs de performance ainsi que d’objectifs à atteindre. Ensuite, une veille est mise en place permettant d’analyser sa conformité vis-à-vis des réglementations en vigueur. Une fois ces étapes réalisées, l’établissement et la mise en œuvre d’un plan d’actions est primordial pour prétendre à la certification ISO 50 001. La demande de certification se fait auprès d’un organisme accrédité pour cette norme.

P

Performance énergétique

Qu’est-ce que la performance énergétique ?
 
La performance énergétique correspond à la quantité d’énergie consommé par un bâtiment, en fonction de la qualité de son bâti, de ses équipements énergétiques et de son mode de fonctionnement. Pour améliorer sa performance énergétique, il est donc possible de réduire ses consommations énergétiques grâce à l’efficacité énergétique et de produire sa propre énergie.
 
Quels sont ses enjeux ?
 
L’amélioration de la performance énergétique est devenue un enjeu majeur :
 
Pour réduire les émissions de gaz à effet de serre dans un contexte d’urgence climatique, à la fois en réduisant les consommations énergétiques, génératrices d’émissions et en installant des moyens de production d’énergies renouvelables.
Pour réduire les factures énergétiques car le prix de l’énergie continuera d’augmenter de manière significative dans les années à venir. Il est donc nécessaire d’anticiper cette évolution des coûts, afin d’adapter au mieux sa consommation et de réduire sa facture énergétique.
Pour anticiper et se mettre en conformité avec les réglementations, toujours plus nombreuses et ambitieuses : décret tertiaire, décret BACS, Fit for 55…
 
En effet, les dernières réglementations en faveur de la lutte contre le réchauffement climatique incitent à une meilleure performance énergétique des bâtiments en exploitation et neufs. Pour ces derniers, la RE2020, par exemple, inclut des exigences liées à l’impact carbone sur l’ensemble du cycle de vie du bâtiment, à la performance et au confort thermique avec des isolants naturels et à la production d’énergies renouvelables.
Dans une optique similaire, pour les bâtiments en exploitation, le Décret Tertiaire entré en vigueur le 1er octobre 2019, impose une réduction des consommations d’énergie aux bâtiments à usage tertiaire de plus de 1 000m² : 40% de réduction d’ici à 2030, et jusqu’à 60% avant 2050.
D’autres règlementations vont également entrer en application dans les mois et années à venir (taxonomie verte, Fit for 55, etc.).

R

RT2020 ou RE2020

Qu’est-ce que RT2020 ou RE2020 ?
 
La règlementation thermique 2020 (RT2020), également appelée règlementation environnementale 2020 (RE2020), est entrée en vigueur en 2022. Cette réglementation vise à favoriser la construction de bâtiments à énergie positive, produisant plus d’énergie qu’ils n’en dépensent, et de logements passifs, ayant une consommation d’énergie faible. L’objectif est de concevoir des bâtiments plus respectueux de l’environnement à faible impact carbone, mais aussi d’améliorer le confort des habitants et occupants.
 
Quelles sont ses exigences ?
 
Cette règlementation s’appuie sur trois axes : une meilleure performance énergétique des bâtiments neufs accompagnée d’une baisse des consommations ; une diminution de leur impact environnemental avec une gestion des émissions liées sur l’ensemble du cycle de vie ; le confort thermique d’un lieu de vie et de travail répondant aux futures conditions climatiques.
 
Les exigences sont appliquées pour les permis de construire des logements collectifs et maisons individuelles depuis le 1er janvier 2022, pour ceux des bâtiments de bureaux et d’enseignement (primaire ou secondaire) à partir du 1er juillet 2022 puis pour tous les autres bâtiments à partir du 1er janvier 2023.
 
Quelles sont les différences avec la RT2012 ?
 
Les seuils de consommation énergétique des bâtiments évoluent ! Avec cette nouvelle règlementation, le plafond précédemment imposé de 50 kWh/m²/an d’énergie primaire devient obsolète en faveur d’une consommation inférieure au volume de production d’énergie d’un bâtiment. En effet, la RT2012 misait sur les bâtiments basse consommation, là où la RT2020 met l’accent sur les bâtiments à énergie positive : l’objectif de réduction de la consommation des bâtiments évolue maintenant vers une gestion intelligente de la consommation, avec notamment une consommation encore moindre de l’énergie mais aussi une production.
 
La RT2020 concerne les mêmes usages que la RT2012 ; c’est à dire le refroidissement, le chauffage, la production d’eau chaude sanitaire, l’éclairage et les auxiliaires ; en y ajoutant également les appareils ménagers et électroménagers.

S

Schéma Directeur Energie

Qu’est-ce qu’un schéma directeur énergie ?
 
Un schéma directeur énergie est un outil de planification de la stratégie énergétique ainsi que de sa programmation opérationnelle pour une entreprise, un site industriel, tertiaire ou une collectivité. Véritable feuille de route, il permet de construire une vision globale pour répondre aux ambitions énergétiques du Groupe, réduire sa facture énergétique et les risques liés à l’augmentation du coût de l’énergie, se mettre en conformité avec ses obligations réglementaires, renouveler ses équipements trop vieillissants ou encore décarboner son mix énergétique.
 
Cet outil aboutit sur la définition de scénarii opérationnels à la fois pour faire diminuer les consommations d’énergie et améliorer le mix énergétique. Il prend en compte des opportunités liées à l’efficacité énergétique, aux achats d’équipements, à la production d’énergies renouvelables et aux boucles énergétiques locales (vapeur, chaleur) sur le territoire.
 
Comment se construit la démarche ?
 
Un schéma directeur énergie (SDE) peut se résumer en trois grandes étapes : le cadrage, l’évaluation des potentiels et la définition de la feuille de route.
 
La première étape a pour but de collecter les données existantes, d’analyser les postes et les usages de consommations d’énergie afin de comprendre la stratégie énergétique en cours.
 
Dans un second temps, les opportunités d’efficacité énergétique et d’énergies renouvelables sont analysées ainsi que leurs impacts, coûts, subventions, primes CEE et gains.
 
Vient ensuite la construction de la feuille de route du SDE basée sur les étapes précédentes et ayant pour but de faire converger les enjeux économiques, techniques, opérationnels et réglementaires. Le scénario sélectionné est modélisé avec son business model et les schémas de financement de possibles. Enfin, la feuille de route de déploiement opérationnel est construite : identification des ressources nécessaires, du planning, suivi du déploiement, etc.

T

Tiers-Financement

Qu’est-ce que le tiers-financement ?
 
Le tiers-financement (TF) est un mécanisme dédié à la rénovation énergétique d’un bâtiment ou au renouvellement d’équipements énergivores. Le tiers-financement permet d’avoir à la fois une solution de financement et un pilotage technique et opérationnel du projet par un tiers.
 
Attention, le mécanisme du tiers-financement diffère de celui du tiers-investissement car il inclut une participation à la maîtrise d’œuvre du projet par le prestataire.
 
Comment cela fonctionne-t-il ?
 
Dans un premier temps, le tiers prend en charge financièrement, techniquement et opérationnellement le projet de rénovation énergétique.
 
Dès lors que le projet est finalisé, l’organisation réceptrice du financement commence à verser une mensualité (ne pouvant excéder le montant correspondant aux économies d’énergies générées par le projet) au tiers pour une durée préalablement déterminée. A la fin du remboursement, le maître d’ouvrage devient pleinement bénéficiaire de toutes les économies d’énergie et financières engendrées.

Transition énergétique

Qu’est-ce la transition énergétique ?

Elle désigne l’ensemble des transformations mises en place pour réduire l’impact environnemental de la consommation d’énergie. Ces transformations passent par la réduction des consommations énergétiques à travers de la sobriété et des actions d’efficacité énergétique puis par le remplacement des sources d’énergies actuelles par des énergies renouvelables.

Pourquoi s’engager dans une démarche de transition énergétique ?

La consommation d’énergie émet une grande partie des gaz à effet de serre, responsables du réchauffement climatique. Pour le limiter à 1,5°C (comme convenu par l’accord de Paris) et éviter des crises (climatiques, sociales, de biodiversité et d’accès aux ressources), une baisse de ces émissions par l’ensemble des organisations publiques et privées est nécessaire.

C’est aussi l’occasion de répondre aux exigences croissantes des parties prenantes en responsabilité environnementale (clients, investisseurs, société civile, fournisseurs, etc.), des nouvelles réglementations (décret tertiaire, loi LOM, décret BACS, directive F-Gas, bilan carbone, etc.), de créer de la valeur à travers un nouveau modèle économique et d’améliorer la performance extra-financière des organisations.

Quels acteurs sont concernés par la transition énergétique ?

Tout le monde est concerné par la transition énergétique : citoyens, entreprises et territoires, comme la stipule notamment la loi de transition énergétique de croissance verte du 17 août 2015.

Néanmoins, le secteur du bâtiment est particulièrement visé, puisque responsable de 43 % de la consommation d’énergie française finale.